Il m'apparaît maintenant avec certitude que les Anglais ont une notion très pittoresque de la "sécurité" dans la vie quotidienne. Celle-ci, poussée dans ses derniers retranchements, se fond imperceptiblement avec l'amour si anglo-saxon des procédures et autres règlements, pour produire un résultat assez déroutant, pour le "continental" (et Belge, de surcroît), que je suis.
Les formalités qu'il me faut remplir dès mon arrivée en témoignent. Ainsi, en Angleterre, on n'entre pas dans les bâtiments d'une Université sans montrer patte blanche. A Bruxelles, n'importe quel fâcheux semble pouvoir accéder à tous les recoins du bâtiment NO à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Ici, toutes les portes sont contrôlées par l'une ou l'autre carte magnétique (qu'il faut obtenir à force de formulaires et de photos d'identités). Même la vénérable porte en boiserie de Saint-John's, qui arbore pourtant encore une prodigieuse serrure digne de son grand âge, s'ouvre à l'aide d'une clef magnétique.
Rien n'est laissé au hasard par les "safety rules", soigneusement consignées dans un épais classeur qu'on trouve sur les tables de la salle où l'on prend son café. Pensez-vous arriver avec votre ordinateur portable, et le raccorder benoîtement au réseau électrique de l'Université ?
Hors de question ! Tout appareil électrique doit d'abord être testé. Je confie donc mon portable au technicien, qui, après avoir noté différents numéros de série (ordinateur lui-même, transformateur, batterie, carte ethernet,...), me confie un câble spécial, seul autorisé à raccorder le transformateur au réseau électrique. Mon bon vieux cordon "belge" équipéd'un adaptateur ad hoc ne semble pas plaire: "we don't like it here". Il en va de même pour la pièce, pourtant fabriquée et vendue par Apple, qui permet de mettre une prise anglaise directement sur le transformateur: "we don't like it either". A l'aide du câble approuvé, l'ordinateur suspect peut être raccordé à une machine - sorte de croisement monstrueux entre une console de jeux et un thermomètre multi-fonctions - qui, dans un langage numérique compris du seul technicien, approuve le matériel soumis à son suffrage. Enfin, différents autocollants sont posés à des endroits savamment choisis (derrière la batterie,...), indiquant que tout ce matériel a été correctement testé; et faisant de mon transformateur une glorieuse stèle qui témoignera, in saecula saeculorum, de la parole de l'Oracle.
Je consigne cela avec amusement, et non pour m'en plaindre. Comment pourrais-je d'ailleurs m'irriter, alors que toutes ces procédures sont menées avec efficacité et bonne humeur ? Et que dire, sinon du bien, du portier de St-John qui est une véritable mine de renseignements à lui tout seul, toujours prêt à aider avec bonne humeur et bienveillance ?
Au chapitre des anecdotes, ajoutons que l'immeuble dans lequel se trouve ma chambre comporte à l'entrée un tableau indiquant les noms des occupants. En regard du numéro de ma chambre je lis un nom qui n'est pas le mien, mais que je suppose être celui de l'ancien occupant des lieux: "J. Prout"... Ca ne s'invente pas.
Les formalités qu'il me faut remplir dès mon arrivée en témoignent. Ainsi, en Angleterre, on n'entre pas dans les bâtiments d'une Université sans montrer patte blanche. A Bruxelles, n'importe quel fâcheux semble pouvoir accéder à tous les recoins du bâtiment NO à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Ici, toutes les portes sont contrôlées par l'une ou l'autre carte magnétique (qu'il faut obtenir à force de formulaires et de photos d'identités). Même la vénérable porte en boiserie de Saint-John's, qui arbore pourtant encore une prodigieuse serrure digne de son grand âge, s'ouvre à l'aide d'une clef magnétique.
Rien n'est laissé au hasard par les "safety rules", soigneusement consignées dans un épais classeur qu'on trouve sur les tables de la salle où l'on prend son café. Pensez-vous arriver avec votre ordinateur portable, et le raccorder benoîtement au réseau électrique de l'Université ?
Je consigne cela avec amusement, et non pour m'en plaindre. Comment pourrais-je d'ailleurs m'irriter, alors que toutes ces procédures sont menées avec efficacité et bonne humeur ? Et que dire, sinon du bien, du portier de St-John qui est une véritable mine de renseignements à lui tout seul, toujours prêt à aider avec bonne humeur et bienveillance ?
Au chapitre des anecdotes, ajoutons que l'immeuble dans lequel se trouve ma chambre comporte à l'entrée un tableau indiquant les noms des occupants. En regard du numéro de ma chambre je lis un nom qui n'est pas le mien, mais que je suppose être celui de l'ancien occupant des lieux: "J. Prout"... Ca ne s'invente pas.
5 commentaires:
Tres sinceres felicitations pour toutes les bonnes nouvelles mon cher Gilles, nous te souhaitons autant de satisfatcion que tu desires en retirer et autant de succes que tu en merites.
BISOUS
Excellent le coup de tranfo.
Have a nice stay Gilles.
Merci Gilles pour ces nouvelles détaillées qui permettent d'être presqu'à tes côtés.
J'espère que le travail te plaira. Et n'oublie pas d'aller jouer sur les orgues.
Trop rigolo (pour nous les bruxellois) le nom sur la porte de ta chambre...
A bientôt, kiss kiss
Tres interessantes tes tribulations a Oxford mon cher Gilles..j attends avec impatience de lire les episodes suivants...bizzzzzz
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